Pour Tomasz Brzezinski, l’année 2025 restera gravée à jamais dans sa mémoire.
Quelques semaines après sa 4e place sur le Main Event de l’EPT Barcelone, le Polonais de 37 ans a accompli son rêve à domicile en remportant le Main Event à 5 300 € de l’EPT Malte 2025, organisé au Casino Malta.
Installé sur l’île méditerranéenne depuis près de dix ans, où il travaille dans le secteur des paris sportifs, Brzezinski a dominé un field record de 898 entrées.
Au terme d’un heads-up épique contre l’Ukrainien Mykhailo Ostash, il décroche le trophée et un gain de 631 632 €, après un deal à deux sur un prize pool total de 4 355 300 €.
Avec cette victoire, il devient le 11e joueur de l’histoire de l’EPT à atteindre deux finales Main Event consécutives. C’est un exploit rare et une année exceptionnelle pour le joueur polonais.
« C’était fou » : un duel à suspense jusqu’au bout
Encore sous le choc quelques instants après sa victoire, Brzezinski confiait :
« C’était fou. À un moment, j’ai cru que ça allait m’échapper. J’ai déjà terminé deuxième six ou sept fois, j’avais l’impression d’être maudit. Mais cette fois, les cartes ont tourné en ma faveur, et je suis très heureux. »
Le Polonais a dû patienter, car il y a eu onze balles de match avant de conclure l’un des heads-up les plus longs et spectaculaires de l’histoire de l’EPT.
Malgré cette série de performances, Brzezinski garde les pieds sur terre :
« Le poker reste une passion, pas un métier à plein temps. J’ai choisi la sécurité d’un emploi stable, mais j’aime jouer en live. J’ai beaucoup d’amis excellents joueurs, j’apprends d’eux, j’analyse les spots, j’essaie d’être une éponge… Et apparemment, ça commence à payer ! »
Résultats du Main Event à 5 300 € de l’EPT Malte 2025
Voici le classement final de la table finale de l’EPT Malte 2025 :
| Place | Joueur | Pays | Gains |
| 1 | Tomasz Brzezinski | Pologne | 631 632 €* |
| 2 | Mykhailo Ostash | Ukraine | 603 058 €* |
| 3 | Adria Calonge | Espagne | 339 000 € |
| 4 | Aliaksei Boika | Biélorussie | 260 750 € |
| 5 | Tom-Aksel Bedell | Norvège | 200 550 € |
| 6 | Toni Kaukua | Finlande | 154 250 € |
| 7 | Ben Heath | Royaume-Uni | 118 650 € |
| 8 | Juan Pardo | Espagne | 91 250 € |
| 9 | Joao Tomas | Portugal | 70 250 € |
*après le deal
Boika frôle le back-to-back historique
Champion EPT à Malte en 2016, Aliaksei Boika visait un exploit rarissime : devenir le cinquième joueur à décrocher deux titres EPT après Victoria Coren Mitchell, Mikalai Pobal, Mike Watson et Anton « WhatIfGod » Bergstrom.
Le Biélorusse a longtemps cru au miracle, notamment après un hero call hauteur As qui l’a fait espérer.. Mais son élan a été brisé lorsque ses rois se sont inclinés face aux cinq d’Ostash, auteur d’un brelan au flop suivi d’un shove river parfaitement exécuté.
Il s’incline finalement 4e.
Bedell démarre fort puis chute rapidement
Le Norvégien Tom-Aksel Bedell, régulier du circuit high roller, avait dominé les Jours 3 et 4 avant de connaître une fin brutale. Entré en table finale en short stack, il tente un move avec paire de deux dès la reprise mais se heurte aux trois de Mykhailo Ostash.
Un départ prématuré pour celui qui visait une nouvelle performance majeure sur le circuit européen.
Un heads-up légendaire : Ostash, l’homme aux onze double-ups
Le duel final entre Brzezinski et Ostash restera dans les annales. Les deux joueurs s’accordent sur un deal à 603 098 € chacun. Ils ont décidé de laisser 28 534 € et le trophée en jeu.
Le Polonais prend rapidement l’avantage, mais son adversaire ukrainien refuse de céder.
Ostash enchaîne alors une série irréelle de double-ups : avec K-J contre 10-10, puis Q-10 contre A-8 ou encore paire de 4 contre 9-10.
À plusieurs reprises, il se relève de tapis quasi nuls et revient sans cesse dans la partie.
À un moment, l’Ukrainien repasse même devant, avant que Brzezinski ne reprenne la tête grâce à une couleur runner-runner.
Malgré un neuvième, puis un dixième double-up, le miracle finit par s’éteindre.
Sur le quatorzième all-in du heads-up, A♠ J♣ de Brzezinski tient face à A♦ 10♥ d’Ostash. L’Ukrainien tombe à une blinde, puis s’incline une main plus tard.






