Il aura fallu du temps, de la patience et sans doute un léger détachement pour que la récompense arrive enfin. Ce mercredi 17 décembre, Johan « YohViral » Guilbert l’un des meilleurs joueurs de poker français a mis fin à une longue série de rendez-vous manqués en remportant son tout premier bracelet WSOP lors du 25 000 $ GGMillion$ Single Day Turbo, disputé aux WSOP Paradise, aux Bahamas.
Un succès qui s’accompagne d’un gain record de 1 534 645 $, le plus important de sa carrière, au terme d’un tournoi ayant réuni 287 joueurs parmi l’élite mondiale.
La fin d’une malédiction
Avant cette victoire, YohViral avait souvent flirté avec la victoire, mais sans jamais parvenir à l’attraper. Battu en 2019 par David Lambard dans un Shootout à 3 000 $, privé du titre par Josef Gulas Jr. lors du Main Event des WSOP Europe, puis devancé par Antonio Galiana sur un Freezeout à Las Vegas en 2024, le Français semblait condamné à avoir la deuxième place.
Un scénario presque cruel, que lui-même résumait avec humour après sa victoire :
« Je m’attendais encore à finir deuxième. »
Une table finale renversante
Rien ne laissait pourtant présager une telle issue. Arrivé en table finale avec seulement quatre blindes, YohViral semblait promis à une sortie rapide. Mais en quelques mains, le vent a tourné.
Robovic tombe le premier, puis une main décisive contre Michael Moncek relance complètement le Français. Dans la foulée, YohViral remporte un all-in face à Moncek et au chipleader Iago Sturzeneker, qu’il élimine à la quatrième place. Ramiro Petrone suit peu après, laissant ainsi YohViral s’installer en heads-up avec plus de 80 % des jetons en circulation en sa possession.
Face au Finlandais Eelis Parssinen, l’histoire aurait pu se répéter. Mais cette fois, aucun faux pas. Le bracelet ne lui échappe pas.
Un poker redevenu plaisir
Ce succès arrive dans un contexte particulier. Installé à Dubaï, YohViral s’est largement éloigné du grind. Fini le poker quotidien, les streams réguliers et la pression permanente.
« Aujourd’hui, le poker est un hobby. Je suis DJ, j’investis, je profite de la vie. »
Ironie du sort : c’est précisément dans cette période de relâchement que le poker lui offre sa plus belle récompense.
À 36 ans, Johan Guilbert savoure. Le bracelet est là, le plus gros gain aussi. Et désormais, YohViral n’a plus rien d’un éternel second.






